Comment passer à côté du remaster de ce jeu acclamé par la critique? 18/20, 9/10, 5/5… N’écoutez pas tous ces gens aveuglés par la nostalgie… Si vous n’avez jamais joué à Okami (ce qui devrait être le cas puisque vous êtes en train de lire ça), sachez que ce jeu est MAUVAIS selon tous nos standards actuels! Et croyez moi, je déteste ne pas finir un jeu, mais après avoir gâché 7h de ma vie, il fallait que j’arrête les frais…

Genre : Clone de Zelda

Durée de vie : Trop longue

Difficulté : Facile

Plateformes : Switch, PS4, Xbox One, Steam

Développé par : Capcom, Clover Studio, Ready at Dawn Studios, HexaDrive

Sortie Switch : Août 2018

Direction Artistique

Allez on va commencer par le seul point positif de ce jeu. Malgré ses 15 ans, il faut bien avouer que c’est somptueux. On a vraiment l’impression d’évoluer dans des peintures de l’époque Edo. C’est gracieux, fluide et, la plupart du temps, agréable pour les yeux. Les décors, ou du moins ce que j’ai pu en voir, sont magnifiques. La musique et l’ambiance qui s’en dégage collent à l’idée qu’on se fait du Japon féodal. Non vraiment, il fallait s’arrêter là, faire un simulateur de marche dans ce monde si joliment construit, car rien d’autre ne va.

Histoire

Il est où le chef-d’œuvre qu’on m’a vendu, à l’histoire si géniale? Sérieusement, après m’être tapé la cinématique de présentation (avant l’écran titre) pendant 5 bonnes minutes, je me la recogne, en plus long, au début de ma partie…
Et tout ça pour une histoire de “mal ancestral” qui ressurgit aujourd’hui? Je savais que c’était un Zelda-like, mais là on pourrait voir débarquer Ganondorf que ça m’étonnerait pas. Ah! l’intro est terminée je vais pouvoir jouer… ou pas, je dois maintenant me farcir le dialogue de 10 minutes entre Zelda et Navi, sauf qu’ici Zelda a les fesses à l’air et Navi est un pervers lourdingue et sexiste. Les propos sont tellement simplistes et peu intéressants que je pense avoir affaire à un jeu pour enfant, ce qui est ok. Mais tout à coup je tombe sur ça :

Mais que c’est lourd! C’est pitoyable… À croire que les développeurs nous prennent pour des imbéciles incapables de comprendre la première phrase de la « blague » déjà pas très fine! Et je vous passe les commentaires #BalanceTonPorc du genre « T’es pas si bien roulée alors la ramène pas »…

Bien sûr, aucun moyen d’accélérer ces dialogues interminables, doublés par Banjo et Kazooie, vous savez, ce “bouah bouah bouah” incessant… Donc soit on passe toute la cinématique, soit on n’en rate pas une miette. Vu la quantité d’informations utiles qu’elles contiennent, je regrette de ne pas les avoir toutes zappées.

Certains me diront: mais ça devient mieux après! Peut-être, mais j’ai même pas envie de lui donner une chance. Un jeu qui met du temps à démarrer ça me dérange pas, mais le problème ici c’est pas la lenteur, c’est la nullité.

Gameplay

Après les plus longues 25 minutes de ma vie de gamer, je peux enfin commencer à prendre la protagoniste, une louve, en main. Et bin c’est tellement imprécis que je croyais que mon Joycon drifait! Votre première tâche consiste à casser des pots qui trainent sur le sol (on sait pas trop pourquoi d’ailleurs). J’ai dû m’y reprendre à 2 fois… pour chaque pot! Dans un jeu avec du platforming, ça promet pour la suite!

Vient ensuite la présentation de l’outil qui vous permettra de résoudre la plupart des “énigmes”, de vous aider en combat et qui fait la fierté du jeu : le pinceau. Alors, ok, c’est original, quoique moins en 2021. Mais se servir du pinceau met le jeu en pause. Autant quand vous parcourez le monde ce n’est pas très gênant, mais en combat… Quelle horreur! Les affrontements se résument à mitrailler le bouton Y jusqu’à ce que l’ennemi soit gris, puis interrompre le jeu pour tracer quelques traits (généralement : 1). C’est encore pire avec certains ennemis sensibles à telle ou telle esquisse… Vous imaginez comment serait reçu un jeu aujourd’hui si les combats ressemblaient à ça?

Et les “énigmes”? une blague! Si au bout de 2 essais vous n’avez toujours pas compris ce que vous deviez faire, Issun (le Navi pervers) vient vous l’expliquer en détails. On en vient presque à tenter de réussir au plus vite pour qu’il garde sa grande bouche fermée.

Conclusion

La seule chose que j’ai retirée de cette expérience, à part une furieuse envie d’insulter tous ces critiques avec leurs notes stratosphériques, c’est une confirmation que notre système de notation fonctionnait bien. Selon Pico et moi, pour faire un bon jeu, il faut qu’au moins 2 des 3 critères (Direction Artistique, Histoire/Lore, Gameplay) soient bons. Et je peux certifier qu’avec une histoire originale (et de meilleurs dialogues) ou un gameplay plaisant, non répétitif et moins interrompu, j’aurais continué mon aventure avec Issun, aussi détestable soit-il.
Quoi qu’il en soit, à moins de faire preuve de curiosité morbide, ne vous laissez pas avoir par ce « chef-d’œuvre » qui n’est rien d’autre qu’un clone de Zelda, lent et daté.

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